
Les actualités de Gérard Simmat
ce qui vous a étonné sur Poitiers
dans vos lectures, dans votre histoire poitevine, dans vos sujets de pédilection, certains évènements, certains personnages, certains faits vous ont semblé étonnants, dans tous les domaines possibles
il faut que cela soit en relation avec la ville de Poitiers et qu'il y ait la possiblité que cela soit illustré
et de fréférence entre 1850 et 1950
meci de me confier vos étonnements par mail ou par courrier (voir accueil du site)
à bientôt
GS
La faculté de médecine en 1932 article 1
L’Ecole de médecine et de pharmacie de Poitiers
en 1932 (il y a 80 ans)
Pour le 580ème anniversaire de la fondation de l’université de Poitiers
Premier article
Texte
La Faculté de Médecine et de Pharmacie de Poitiers fête son 580ème anniversaire en cette année 2012. Il y eut successivement une Faculté de Médecine (1432-1793), des Cours de médecine et chirurgie au Grand hospice civil et militaire ou ancien Hôtel-Dieu (1793-1820), une Ecole secondaire de Médecine (1820-1841) et une Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie.
12 professeurs et 3 chefs de clinique en 1932…
Il y a 80 ans, en 1932, il y avait 12 professeurs titulaires ou chargés de cours, 5 suppléants, 7 chefs de travaux pratiques et trois chefs de cliniques. La nouvelle faculté a ouvert ses portes en décembre 2006, sur le site de la Milétrie, à deux pas du CHU. On peut comparer les chiffres de 1932 avec ceux de 2010, aimablement fournis par le doyen Michel Morichau-Beauchant : 69 PU-PH (professeurs université- praticien hospitalier), 25 MCU-PH (maîtres de conférence), 62 CCA (chefs de clinique assistants) et AHU (assistants hospitalo-universitaires). Ils enseignent à 659 DES médecine, 92 DESC et 24 DES pharmacie.
Une année sans cours ni leçon… !
Les temps ont considérablement changés, on ne s’en étonnera pas. La médecine, du moins celle de l’époque, ne fut pas toujours très attirante. En 1665, d’après le résident écossais Fountainhall, le beau discours du Doyen René Cottereau, sur la goutte, fut la seule activité de la faculté. Il n’y eut ni cours ni leçon et pour cause : aucun étudiant ni auditeur n’avait répondu à l’appel placardé, en latin, sur les murs de la ville! Le discours inaugural du doyen Beauchant, au mois de septembre 2011, le jour de la fête de Côme et Damien, a heureusement beaucoup plus d’efficacité ! Le lecteur intéressé lira avec attention l’ouvrage du doyen Roger Gil, paru sur le sujet.
La goutte de lait
La goutte de lait
Quiconque, de nos jours, emprunte la rue Saint-Vincent-de-Paul passe devant la
résidence du même nom, bâtie à cet endroit depuis près de quarante années.
L’ancienne bâtisse et les jardins étaient auparavant occupés par les sœurs de
Saint-Vincent de Paul.
Un des nombreux foyers de jeunes filles de la ville…
Avant la construction de cet immeuble moderne se trouvait à cet endroit un
des nombreux foyers de jeunes filles de la ville, tenus par des religieuses et pour
lequel ont été pris ces quatre clichés dans le milieu des années 1950. On
peut y apprécier les bâtiments vus du côté cour, les jardins de promenade et le
réfectoire des pensionnaires. Ce sont les sœurs de Saint-Vincent de Paul qui géraient
ce foyer. Mais auparavant, elles étaient devenues incontournables dans la ville grâce
à une certaine… goutte de lait !
La goutte de lait, une institution nationale…
Fondée en 1922 à Poitiers, sur l’initiative du docteur Barnsby, l’association « La Goutte de Lait »
vécut à ses débuts avec une trentaine d’inscrits et distribua 7 000 litres de lait à ses adhérents.
En 1948, à son apogée elle mettait 97 583 litres de lait à la disposition de ses 610
adhérents, distribuant chaque jour quelques 2 000 biberons. Le début des années 1950 et
l’évolution de la diététique des nourrissons qui impose l’emploi particulièrement aisé du
lait en poudre, entraînent un très rapide et inexorable fléchissement des adhérents. La Goutte
de Lait ferme ses portes à Poitiers le 1er mai 1954, après 32 années de bons et loyaux services.
Les locaux flambants neufs de 1950 vont servir pendant trois décennies pour les jeunes filles.
Ainsi va la vie des lieux, ainsi vont les époques…
Gérard Simmat
La rue Magenta fréquentée
La rue Magenta fréquentée
La rue Magenta (ou de Magenta) a subit récemment une véritable cure de jouvence dans le cadre de « Cœur d’agglo ». Elle fut toujours très fréquentée, comme en témoigne de cliché pris par le photographe Jean-Baptiste Raymond du haut du balcon de son studio photographique au n°5, juste en face du Square Café. Il existait alors au coin de la rue Magenta et de la rue Saint-Nicolas, le café de Jules Badin, juste en face du restaurant le Magenta de Nicolas et Camita Barillot. Sur la droite de la rue Magenta se succédaient ensuite le salon de coiffure Massé et au premier étage la couturière Louise Pinet, le magasin du négociant Gabriel Robin et le Bazar de l’Hôtel de Ville tenu par M. Robin-Debesse. Ce cliché est pris à un moment crucial de l’histoire de la ville de Poitiers : la foule qui se presse sous ses parapluies est celle de la fin du défilé des militaires du Régiment d’Infanterie en train de partir au combat, en août 1914, pendant la Première Guerre mondiale. Un très grand nombre de ces militaires n’en reviendront pas…
La Trimouille en 1911
La Trimouille en 1911
Chef-lieu du canton qui porte son nom, riche de 8 communes, la ville de La Trimouille compte 8 735 habitants en 1911. Son marché se tient le jeudi, ses foires (très importantes) le 8 de chaque mois et ses assemblées le deuxième dimanche de septembre et à Saint-Pierre le jour de l’Ascension. Les audiences du tribunal de paix ont lieu tous les vendredis à 1 heure de l’après-midi sous la houlette du juge Peyraud.
L’équipe municipale autour de Louis Gobillot…
En 1911, le maire Louis Gobillot est entouré de l’adjoint Ernest Moulinier et des 14 conseillers municipaux : Louis-Alexandre Frilon, Simon Pouffary, Florent Paul, Camille Etève, Charles de Liniers, Pierre Desmousseau, Jules Moreau, Marc Aubrun, Théophile Brégeaud, Paul Herbert, M. Bodinière, Auguste Beauséjour, Joseph Charret et Jules Charré. Le secrétaire de mairie, qui exerce ce métier à temps plein, se nomme Tabuteau et la garde-champêtre et afficheur municipal Dupuydupin.
De nombreux commerçants et artisans…
Les aubergistes sont au nombre de 16 (Allais, Emery, Chinon, Dardanne, Varnoux, Delaporte, veuve Machère, Mouliniers, Chassin, Alamichel, Colas, Mennequin, Lambert, Marcelin, Mas et Gillet) et il y a 4 cafetiers en plus (Desmousseau, Lenfant, Frilon et Guillot, ce dernier faisant hôtel et camionnage). On trouve 6 boulangers (Louis Nicaud, Chatelut, Buchet, Camille Nicaud, veuve Desports et Dumas), 2 pâtissiers (Autour et Buchet), 3 bouchers (Gatefait père, Gatefait fils et Simonneau) et 5 marchands de vins (Téty, Quenioux, Chassin, Ernest Moulinier et Emery). Parmi les artisans, on peut noter 5 maréchaux-ferrants (Jean Mady, G. Moulinier, Jean Paul, Rondeleau et Sarreau à Saint-Pierre), 4 serruriers-taillandiers (Bertrand, Gerbaud, Gilet et Varnoux), 5 menuisiers (Laroque, Levrault, Bidaux, Ravel et Tardif) et 3 charrons (Labonne, Rodu et Gallet). Source Annuaire de la Vienne 1912.
Gérard Simmat
Légendes
Document n°1
La mairie de la Trimouille sur un cliché local ayant voyagé en 1909.
Document n°2
Le lavoir sur les bords de la Benaize. Sur celle-ci on trouve deux meuniers (Duroux et Nicaud) et 1 minotier (Duroux).
Document n°3
Les productions de la ville sont à cette époque les céréales, les légumes, le gros bétail et les animaux de basse-cour.
Document n°4
La ville compte plusieurs sociétés en 1911 : Pisciculture, Secours mutuels, Avenir du Prolétariat, Comice agricole ou encore Philanthropique.
Le chalet de venise
Le Chalet de Venise
Au début du XXe siècle, les Poitevins fréquentaient volontiers, lors des fêtes, des dimanches, des jours chômés et des réveillons de Noël et du Jour de l’An, les guinguettes de Poitiers et des alentours immédiats. Ils se rendaient, à pied ou par le tramway suivant les cas, sur les berges du Clain à Poitiers au Fleuve Léthé, aux Trois-Ilots, à la Guinguette Fleurie ou au P’tit Goret, ou à Buxerolles chez Guyonneau ou Thevenet, route de Lessart. Les bords de la Boivre les accueillaient avec plaisir à la Cassette de Biard avec ses trois auberges, dont le Grand Restaurant de la Source.
Des lieux de détente champêtre à Saint-Benoît…
A Saint-Benoit, il y avait « Mon Repos » (aujourd’hui « La Belle Aurore ») également sur les bords du Clain et ce fameux Chalet de Venise sur ceux du Miosson, plus ancien. Les festivités étaient rares à Saint-Benoît à cette époque, hormis l’Assemblée du lundi de Pâques (et la fameuse salade aux œufs durs) et les cérémonies religieuses. Le restaurant du Chalet de Venise organisait de temps à autre un bal. Il accueillait surtout régulièrement les repas de noces et les banquets sur les bords champêtres du Miosson.
Un excellent restaurant de nos jours…
Il eut Auguste Sabourin le propriétaire au tout début, qui était également marchand de vins. Monsieur Robert Couturier en fut le propriétaire à partir de 1938 et pendant de longues années. Plus près de nous, il y eut l’excellent restaurant des Mautret, pendant une dizaine d’années. Le site faillit disparaitre du domaine de la restauration à l’arrêt d’activité de ceux-ci, avant d’être sauvé des eaux par Laure et Richard Toix, venant de Lencloître, qui l’ont emmené au niveau d’un des rares étoilés de la Vienne sous le nom de « Passions et Gourmandises ». Une cinquième vie commençait : qu’elle soit longue !
le château d'eau de la Milétrie
Le château d’eau de la Milétrie
Avant il n’y avait qu’une ferme entouré de terrains de culture et de friches : la ferme de la Milétrie qui se trouvait au niveau du bâtiment de la Gentilhommière actuelle, où se sont installés les services de la Direction générale du CHU, en limite du Centre Hospitalier Henri Laborit.
Le Département acheta cette ferme en 1941 pour répondre à la demande qui avait été faite en
.. . 1848 de la nécessité d’un établissement spécifique pour la psychiatrie. La guerre et les difficultés dans les travaux publics à la sortie du conflit retardèrent les projets.
Dans les tous premiers travaux exécutés sur le site il fut construit un château d’eau toujours présent sur le site de nos jours. Ceci se fit au tout début des années 50, date du cliché montrant sa construction. Si les travaux du pavillon Suédois commencèrent assez rapidement après cette période, ce n’est que le 11 février 1955 que fut ouvert ce pavillon, qui, contrairement aux projets initiaux, fut terminé avant les deux pavillons du secteur psychiatrique, à savoir Pinel et Minkowski.
Les ruc hers de la Vienne
Les ruchers dans la Vienne
Texte
Récemment le frelon asiatique, tueur d’abeilles, a mis en évidence la fragilité des abeilles butineuses, déjà bien atteintes auparavant par des produits humains toxiques.
Le miel, une extraordinaire douceur pour l’homme…
En Occident, seule l’espèce Apis mellifera a pu être domestiquée. Le plus grand rucher d’abeilles domestiques se trouve de nos jours dans le département du Gard, à Montfrin. Les abeilles remplissent des alvéoles de cire, dites alvéoles à miel. Traditionnellement, on trouve des ruches en tuiles, en paille et les ruches de gomme. Auparavant, un certain nombre d’habitants des campagnes poitevines, cultivateurs mais aussi curés, instituteurs, retraités possèdent au fond de leur jardin des ruches en plus ou moins grand nombre. Il existait aussi, dans les années 1930, quelques apiculteurs professionnels, notamment à Jaunay-Clan, Poitiers et Vouillé.
Une production reconnue à la fin des années 1920…
Des cadres amovibles, apparus au 19e siècle, ont permis d’intervenir dans la ruche sans la détruire. Les ruches portent le nom de leur inventeur : les ruches verticales à cadre sont en France les ruches Dadfant, Langstrth ou Voirnot. Les ruches horizontales à cadre sont celles de De layens et de Jean Hurpin. En 1929, la production totale de miel de la Vienne a été d’environ 90 000 kg de miel. La valeur marchande moyenne était de 1 100 francs pour 100 kg. La production de cire en cette même année fut de 15 000 kg, pour une valeur moyenne de 1 800 francs les 100 kg.
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