poitiers

Andernos-les-Bains, 1897-1937

Auteur(s) : Gérard Simmat et Jean François BatissePages : 151
Parution : Juillet 1994Chapitres : 16
Éditeur : Editions du Pont-Neuf Prix indicatif : 25 €
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Andernos-les-Bains, 1897-1937

La ville d'ANDERNOS-les-BAINS, sur la côte Nord du Bassin d'Arcachon, n'avait jamais fait l'objet d'une étude cartophilique d'une telle densité et aussi finement ciselée, illustrant cette attachante période du premier tiers de ce siècle. 245 cartes postales anciennes (dont dix agrandissements couleur), sélectionnées parmi les plus belles, entraînent le lecteur dans une promenade riche de multiples souvenirs chers au cœur des Andernosiens, et qui passionneront tous les amoureux de la région.


Quelques extraits du livre

Eglise Saint-Eloi (page : 17)

Entre 1826 et 1896, la mer a gagné 150 mètres et actuellement, l'église se trouve au bord de l'eau. En 1826, il existait une pointe de terre à 130 mètres en avant de l'église et qui aurait disparu lors de la grande tempête de 1882. II existe également au lieu-dit "LES ARROQUES", près du moulin de Cire, à l'embouchure du CIRÈS, la chapelle de SAINT-BRICE dont les ruines figurent sur l'atlas du département de la GIRONDE de 1888. La place de l'église a bien changé sur la carte. On appréciera l'échelle devant le porche et à droite les anciennes cabanes au bord des réservoirs à poissons.

Histoire de villas (page : 62)

Le préventorium du BON ACCUEIL dirigé par les Soeurs des Filles de la Charité se trouvait au niveau de la rue de l'Abbé REULET. La colonie Saint-Vincent existait à cet endroit. Le pavillon principal massif, de style rococo a été érigé en 1934. Les Soeurs occupaient le pavillon Louise MARILLAC et avaient une chapelle privée sur la gauche. Le centre ne recevait que les enfants au-delà de 5 ans et les jeunes filles jusqu'à l'âge de 30 ans. Ce sont d'ailleurs essentiellement celles-ci qui apparaissent sur les deux clichés choisis, l'un devant la façade du bâtiment principal, l'autre sur la plage des QUINCONCES.

La gare (page : 44)

Construite en 1883, la gare d'ANDERNOS était sur la ligne de LESPARRE à SAINT-SYMPHORIEN (141 kms - 29 stations). Au début, son activité fut relativement faible: peu de voyageurs, petite activité commerciale (ostréiculture); puis rôle franchement accrû avec l'apparition des "trains de plaisir" amenant les Bordelais sur les plages du Bassin pour la journée.

Les places Gambetta et Louis-David (page : 29)

Le cliché ci-dessus pris vers l'est nous montre ce qu'était déjà la future place Louis-David devant la villa "SAINT-CYR". C'est à cet endroit que fut construit l'IMPÉRIAL, tout de suite après la jetée, en 1929. par son propriétaire d'alors Monsieur DESBORDES. Puis, Marcel BACHÉ en prend possession, achète la villa "SAINT-CYR". En 1932, il va réaliser son rêve d'un grand complexe IMPÉRIAL-Casino MIAMI, celui-ci étant implanté à la place de la villa "SAINT-CYR" qui est rasée et de la villa " SWEET HOME" (rue d'Alsace actuelle) située juste derrière elle.

Loisirs maritimes (page : 112)

Les RÉGATES de bateaux, compétitions extrêmement populaires bien avant l'avènement des congés payés. Les plus importantes se tenaient à la PENTECÔTE, au 14 juillet et au 15 août. Elles débutaient en général par une procession de bateaux magnifiquement décorés de fleurs. Pendant que les concurrents s'affrontaient, le jury et les personnalités invitées devisaient en assistant au spectacle dans la tribune sous chapiteau installée sur la place Gambetta. Les premières régates eurent lieu dès 1900 sous la présidence du maire Louis DAVID, qui créa d'ailleurs le premier club-house de voile sur la place Terrasse. A cette époque, il s'agissait essentiellement des régates de pinassottes, puis avec le temps des bateaux "de plaisance" s'y intégrèrent. A partir de 1925 l'association du sport nautique d'ANDERNOS, sous la présidence de Gaston CANTELOUBE, décida de séparer les bateaux en deux catégories et d'organiser des régates pour chacune d'elles.

Ostréiculture / Ostréiculteurs (page : 137)

Etre courtier nécessitait des moyens importants pour financer la création des bassins dégorgeoirs, obligatoires pour ouvrir une maison d'expédition. Ces bassins de dégorgement (ou "claires") étaient généralement installés en bordure de plage. Les huîtres y étaient déposées dans des casiers en bois à fond grillagé leur permettant ainsi de se débarrasser des impuretés retenues dans les coquilles. Au fur et à mesure des commandes, elles seront sorties des claires pour être conditionnées et expédiées principalement par train vers les marchés. L'expéditeur pouvait être également ostréiculteur, car son activité commerciale était saisonnière avec une forte "pointe" à l'approche des fêtes de fin d'année.

Pêche professionnelle (page : 143)

La TRAÏNE (ou senne) technique consistant à poser à l'aide d'un bateau un filet dans les chenaux, tout en décrivant un arc de cercle puis à le tirer hors de l'eau à l'aide de deux cordages, en raclant les fonds, de manière à ramasser toutes sortes de poissons. La traïne ("traïna") portée sur le bâton ("bordon") présente une poche centrale ("lo sac"), deux ailes ("los compans"), une corde reliant les flotteurs ("funa deu leuja") et des cordes relaint les plombs ("funa de plom").

Plages du Mauret aux Quinconces (page : 97)

Jusqu'à la fin du XIXème siècle, les pêcheurs et ostréiculteurs utilisaient en guise de port, l'embouchure des ruisseaux qui se prolongeaient côté bassin par des esteys rejoignant les chenaux principaux. Le premier grand port d'ANDERNOS fut créé à partir de 1900 par le creusement d'un chenal de 300 mètres, bordé d'une grande digue. Pour guider les bateaux vers ce port, un "phare" fut installé, il s'agissait en réalité de deux rails jumelés et fixés dans une maçonnerie, le tout mesurant 12 mètres de haut, au sommet duquel on hissait un fanal.



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